HONNEUR AU BENEVOLE DU MOIS

Publié le 26/02/2026

Riche de l’héritage que son grand-père, Roland NAUD, lui a très certainement légué, Alexandre MARQUAIS, un jeune homme de 35 ans, s’investit pleinement pour perpétuer cet amour qu’ils ont eu en commun pour le football et bien sûr pour leur club de cœur, l’AS MOSNAC.

 A tout juste 35 ans, plus de 30 ans se sont déjà écoulés depuis vos débuts en tant que footballeur ?

Alexandre MARQUAIS : C’est exact, j’ai chaussé mes premiers crampons à l’âge de 4 ans au club de Châteauneuf car l’AS Mosnac ne possédait pas d’école de foot. J’y suis resté jusqu’à mes 15 ans. Puis Mosnac a créé une entente avec Sireuil, ce qui m’a permis d’intégrer le club jusqu’à mes 18 ans que j’ai dû de nouveau quitter pour retourner à Châteauneuf pour pouvoir jouer en U18 jusqu’à mes premières années de sénior.

 Depuis combien de temps alors avez-vous signé définitivement à l’AS MOSNAC ?

Alexandre MARQUAIS : Cela fait à peu près 8 ans que je possède une licence de joueur et depuis 5 ans, une deuxième licence de dirigeant.

Quel lien si particulier vous lie à ce club ?

Alexandre MARQUAIS : Enfant, j’ai toujours vécu à Mosnac. Plus tard j’y ai fait construire ma propre maison où je vis avec ma femme et ma petite fille. Quant au club, c’est mon grand-père et un de ses amis qui l’ont créé en 1973. D’ailleurs le stade porte désormais leurs noms « NAUD-RIVIERE ». Il me répétait sans cesse « quand viendras-tu enfin jouer à Mosnac ? » et j’ai réalisé son vœu deux ans avant qu’il ne décède.

Mon père a également été joueur au club, ma sœur est actuellement secrétaire adjointe après avoir été secrétaire générale et ma tante est trésorière adjointe après avoir été elle aussi trésorière principale.

Et vous, dans quels domaines vous êtes-vous investi ?

Alexandre MARQUAIS : Je suis devenu membre du bureau. J’ai toujours aidé dès mon arrivée mais depuis 5 ans je me suis beaucoup plus impliqué. Je gère la FMI, je me charge de l’organisation de nos 3 repas et d’un loto, j’aide à tracer le terrain et j’ai créé une boutique depuis 4 ans. Il n’en existait pas auparavant. J’ai réussi également à trouver 2 sponsors qui ont financé l’achat d’un sweat et d’un tee-shirt d’entrainement que nous avons pu offrir à chacun de nos joueurs.

Que vous apporte votre engagement bénévole dans le foot et est-ce le seul ?

Alexandre MARQUAIS : J’ai toujours baigné dans le foot. Quand j’ai commencé, j’avais des cousins qui jouaient et d’autres qui étaient éducateurs. J’ai toujours connu ça… Mon but c’est de faire plaisir à tout le monde et qu’on prenne du plaisir entre nous. C’est un club familial où tout le monde s’entend bien. Je fais encore partie de ceux qui se font de plus en plus rares, mais pour qui, le foot passe avant tout. Mon épouse sait que « dimanche ne rime pas avec repas de famille », on les prévoit le samedi.

En parallèle, je suis pompier volontaire et je fais également partie de l’association des parents d’élèves de l’école de ma fille.

De quoi dépend l’existence d’un club selon vous ?

Alexandre MARQUAIS : Son existence dépend déjà du soutien de sa commune. La nôtre nous suit un peu plus qu’auparavant et a pris conscience que notre association est celle qui est la plus présente dans la commune tout au long de l’année. Il est également indispensable d’organiser des manifestations pour pouvoir assumer les frais auxquels nous sommes confrontés. Nous envisageons d’autre part de chercher des sponsors pour des panneaux publicitaires. Il est important aussi qu’il règne une ambiance familiale où tout le monde se sent bien.

Outre votre équipe à 11 de 4ème division, vous possédez une équipe de CR7, quel est votre ressenti sur cette pratique ?

Alexandre MARQUAIS : Quand nous avons engagé cette équipe, elle a permis à d’anciens joueurs de reprendre une licence et d’inciter de jeunes joueurs qui avaient peu d’expérience à se lancer. Cependant au sein de plusieurs équipes que nous rencontrons on sent que l’esprit compétitif a pris le dessus, que les effectifs ont beaucoup rajeuni et j’ai peur que nos anciens y prennent moins de plaisir. Il serait peut-être souhaitable de repenser différemment cette pratique.

On se plaint souvent que les jeunes ont dû mal à s’investir mais vous êtes le parfait contre-exemple ?

Alexandre MARQUAIS : Je ne suis pas le seul. Depuis 3 ans, de nombreux jeunes de 25 ans s’impliquent. Notre vice-président a 25 ans, le trésorier et la secrétaire sont également dans cette tranche d’âge. Les plus anciens deviennent adjoints, encadrent et forment. Il y a beaucoup de solidarité. Par exemple les joueurs nettoient à tour de rôle les vestiaires… il y a 3 ans nous avons aménagé nous-mêmes un club house en récupérant des bungalows. Cela a contribué à créer une bonne ambiance et même attiré de nouveaux joueurs. D’ailleurs tous ceux qui veulent nous rejoindre seront les bienvenus.

Peut-être suffirait-il parfois que les plus anciens sachent faire simplement un petit peu de place pour les plus jeunes en les accompagnant comme cela se met en place dans notre club, car tout le monde sait que les dirigeants sont indispensables à la bonne marche d’un club…

Reportage réalisé par Isabelle Bonneau, Animatrice de la Commission Valorisation de l’Engagement Bénévole

 

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