HONNEUR AU BENEVOLE DU MOIS

Publié le 24/04/2026

Sa passion pour le Football, les valeurs qu’il transmet, l’amour pour son club, la JS BASSEAU, font de Benoit LARDEAU, 46 ans, un bénévole exceptionnel et fidèle, depuis plus de 15 ans.

 Quand avez-vous chaussé vos premiers crampons ?

Benoit LARDEAU : J’ai commencé à jouer à l’âge de 8 ans, à Guéret dans la Creuse où mes parents vivaient. Puis j’ai rencontré mon épouse qui a pratiquement toujours vécu en Charente et c’est pourquoi nous nous sommes installés sur Angoulême.

 Pourquoi avoir choisi la JS BASSEAU ?

Benoit LARDEAU : J’avais un voisin qui s’appelait Alain DAVID et qui était entraineur à la JS BASSEAU. Un jour il m’a dit « tu devrais prendre une licence ». C’est ce que j’ai fait et je me rappelle encore qu’il m’a accompagné lors de mon premier match. J’avais 30 ans, j’ai intégré l’équipe C puis j’ai été gardien de but en équipe B pendant à peu près 4 ans.

Petit à petit vous vous êtes investi ?

Benoit LARDEAU : Oui j’ai gravi, si l’on peut dire, les échelons. En 2015 je suis devenu secrétaire durant 4 ans puis j’ai occupé le poste de trésorier pendant 1 an et enfin j’ai repris la présidence, également pendant 1 an. J’ai même été arbitre officiel pour les catégories jeunes durant 3-4 ans et j’ai parfois officié en régional.

Maintenant, la priorité ce sont les jeunes. Je suis entraineur de la catégorie U13 et je donne des coups de main pour l’école de foot à chaque fois que cela est nécessaire.

Je suis également adjoint du coach de l’équipe B et j’aide pour les entrainements.

Comment avez-vous vécu ces différentes prises de responsabilités au sein du bureau ?

Benoit LARDEAU : Ce furent de bonnes expériences. Le poste de président m’a ouvert les yeux sur la fonction, les responsabilités que cela implique. Il faut le faire pour se rendre compte et c’était dur malgré tout. Le contexte de « club de quartier » ne facilite pas la tâche non plus.

Les années que vous avez consacrées à l’arbitrage vous servent-elles aujourd’hui ?

Benoit LARDEAU : Non seulement c’était enrichissant mais il faut reconnaitre que cela a été aussi une petite source de rémunération. Vous savez quand on se met dans la peau d’un arbitre, on le comprend forcément mieux. Cela m’a rendu plus indulgent vis-à-vis de leur prestation, on prend du recul, cela permet de mieux respecter leur fonction et de transmettre des valeurs.

Transmettre des valeurs aux jeunes, cela vous tient particulièrement à coeur ?

Benoit LARDEAU : Oui tout à fait. La base c’est déjà « Bonjour, merci, au revoir » et bien sûr le respect des coéquipiers, coachs, adversaires et arbitres. On fait parfois plus de social que de foot. Je leur dis que l’école doit toujours être la priorité et que le foot reste un loisir. C’est quand même une bonne chose de pouvoir permettre à des jeunes de faire une activité plutôt que de les voir trainer. Mais il faut un cadre au foot comme il doit y en avoir un aussi à la maison.

Avez-vous parfois l’impression d’être un repère, un pilier sur lequel ils peuvent compter ?

Benoit LARDEAU : Les parents ont leur rôle à tenir mais il m’arrive souvent d’être là pour apporter un peu de réconfort. On essaie de dialoguer, d’aider, de savoir pourquoi ça s’est mal passé au collège. Il faut trouver les bons mots, les écouter.

Vous leur donnez beaucoup, en sont-ils reconnaissants ?

Benoit LARDEAU : Ils me connaissent tous, tout le club me surnomme « Beubeu ». Quand je vois ces jeunes courir vers moi et se jeter dans mes bras, cela me touche beaucoup, c’est ma récompense. Cela me fait très plaisir aussi qu’on ait pensé à moi pour le « bénévole du mois ».

De quoi êtes-vous le plus fier ?

Benoit LARDEAU : Les autres clubs ont souvent eu des a priori sur notre club. Qui dit « club de quartier, dit club à problèmes ».  Depuis 3 ans et l’arrivée d’une nouvelle équipe compétente et dynamique pour diriger le club, les choses évoluent et changent petit à petit. Tout est bien mieux structuré, sérieux et carré. Chaque catégorie a son éducateur. Quand je suis arrivé, il y avait à peine une trentaine de jeunes, on atteint les 200 aujourd’hui. Notre école de foot grandit. On ne fait plus fuir, on attire et je suis fier de cette évolution.

Quel serait votre souhait le plus cher ?

Benoit LARDEAU : Le projet pour nos jeunes serait de pouvoir atteindre le niveau régional. Ce serait historique et j’espère tellement pouvoir y participer et voir ce rêve se réaliser….

Reportage réalisé par Isabelle Bonneau, Animatrice de la Commission Valorisation de l’Engagement Bénévole

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