HONNEUR A LA BENEVOLE DU MOIS

Publié le 31/03/2026

Omniprésente, dévouée pour son club et ses adhérents, telle une maman pour ses enfants, Lolita BELETIER, assume depuis 7 ans la présidence de l’ASPTT DIRAC avec toujours autant de passion et de fidélité.

 Expliquez-nous comment la Coupe du Monde de 98 a fait naître une vocation ?

Lolita BELETIER : En 1998, mon fils avait 8 ans, il s’était lancé dans le judo et il était doué, quand il a été happé par le foot suite à la Coupe du Monde. J’ai pensé que cela était passager, mais tout au contraire il a persévéré. Il a signé sa première licence à Dirac, en entente à l’époque avec Dignac.

 Est-ce que pour vous aussi, ce fut une première rencontre avec le Football ?

Lolita BELETIER : Pas tout à fait, j’ai toujours aimé le football mais je ne l’ai jamais pratiqué sauf durant les cours de sport avec les copains quand j’avais 14 ans. J’étais également férue des albums Panini. J’aimais assister à des matchs ou les regarder à la télévision, observer les règles.

Etiez-vous fan d’un club en particulier ?

Lolita BELETIER : J’ai commencé à être fan de Bastia, puis d’Auxerre et enfin des Girondins de Bordeaux. Mais la personne pour laquelle j’ai eu beaucoup d’admiration, c’était Guy ROUX, un être passionné et un bon formateur.

Pour en revenir à Dirac, de quelle façon avez-vous commencé à vous investir ?

Lolita BELETIER : Nous avons tout naturellement commencé à suivre l’équipe de notre fils. J’ai donné petit à petit des coups de main à la buvette ou pour la préparation des repas puis je suis devenue secrétaire du club en 2003-2004 jusqu’en 2016-2017.

En 2004, le premier groupement de jeunes de Charente est créé ?

Lolita BELETIER : En effet le premier groupement de jeunes a vu le jour en Charente, entre Garat et l’ASPTT DIRAC, le GJ Vallée de l’Echelle Foot. Nous formions une belle bande dont faisaient partie Philippe Mention, Bruno Dufour, Karine Vergnaud et bien d’autres encore, dont il ne reste plus aujourd’hui que Philippe et moi-même. Quatre nouveaux dirigeants/joueurs sont venus nous rejoindre et encadrent nos jeunes U6 à U13.

Votre club a vécu des hauts et des bas comme beaucoup ?

Lolita BELETIER : Oui notre dernière équipe senior a tiré malheureusement sa révérence en 2018-2019. Nous n’avons conservé que nos jeunes durant toutes ces années et enfin la création du CR7 nous a permis d’exister de nouveau et de résister. Nous avons créé une équipe en entente avec Garat qui compte aujourd’hui 2 ans d’existence.

En 2019, votre vie, aussi bien sur le plan privé que professionnel, sombre, mais votre club vous tend les bras ?

Lolita BELETIER : Ce fut en effet une année catastrophique à tous les niveaux et j’avoue que mon club est devenu ma seconde famille. J’ai pu compter sur le soutien de tous. Je me suis accrochée au foot et cela m’a vraiment empêché de sombrer. Il fallait nommer un nouveau président, ce n’est pas facile de trouver la relève, j’ai accepté, un peu par défaut. Philippe MENTION m’a dit alors « présidente à vie » et cela fait 7 ans que j’assume cette responsabilité à ses côtés et je trouve que c’est intéressant. Il est secrétaire, trésorier, c’est l’homme à tout faire, je l’associe à cette mise à l’honneur qu’il mérite bien plus que moi.

Qu’est-ce que cette fonction bénévole vous apporte ?

Lolita BELETIER : C’est enrichissant, on croise aussi beaucoup de monde. Cela m’a aidée à parler en public, à m’ouvrir aux gens, à écouter les autres. C’est tellement joli de voir ces tous petits. Cela me manquerait beaucoup, même si je réfléchis à passer la main. Mais à chaque fois que j’en parle, on me dit « non, reste ». Je serais quand même toujours présente même si je n’ai pas les mêmes responsabilités. Je passe tout mon week-end sur les stades, entre les buvettes le samedi matin, l’après-midi, le dimanche. J’essaie aussi de suivre mon petit-fils qui a 15 ans, ma petite-fille qui joue en U9 à Jarnac et mon fils à Montbron.

Vous aimez veiller sur ces jeunes comme une maman le ferait avec ses propres enfants ?

Lolita BELETIER : Oui je pense qu’on est une maman jusqu’au bout. On ressent les choses différemment, on fait preuve de plus de diplomatie, de sensibilité, de patience pour expliquer. Je ne suis pas toujours tendre pour autant, je ne tolère pas que ça déborde. « Qui aime bien, châtie bien. » dit-on. Ils m’ont adoptée, mais les jeunes ne sont pas toujours faciles à gérer aujourd’hui. Ils sont moins respectueux, ils perdent parfois leur cerveau sur le stade. Il faut savoir calmer le jeu, on peut être frustré mais on ne dispute pas la coupe du monde non plus. On ne peut pas les éduquer mais on peut les reprendre. Ce serait bien d’avoir plus souvent des arbitres officiels et que les encadrants possèdent au minimum une formation en pédagogie.

Quel a été votre plus beau souvenir ?

Lolita BELETIER : L’accès en finale à Lebon en 2012 pour notre équipe qui a réussi l’exploit la même année de monter en D3. On ne l’a pas gagnée mais ce fut une joie intense, un bon moment de récompense. Cela prouve que tout le monde peut avoir, un jour, son moment de gloire.

Quel serait votre souhait le plus cher ?

Lolita BELETIER : Pour moi ce n’est pas concevable que tout cela s’arrête un jour. Ce qui me ferait plaisir par-dessus tout, c’est que mon petit-fils intègre le moment venu, une équipe senior de l’ASPTT DIRAC et que mon fils puisse revenir dans son club d’origine et le rejoindre. Ainsi la boucle serait bouclée….

Reportage réalisé par Isabelle Bonneau, Animatrice de la Commission Valorisation de l’Engagement Bénévole

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